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paul pelliot

  • Paul Pelliot, le prestigieux explorateur de la rue Renault

    IMG_0954.JPGCet article m’a été inspiré par un courriel reçu le 30 octobre 2015 d’un énigmatique « Comité mission Pelliot » qui s’intitulait sobrement « Saint-Mandéen oublié ».

    Le mail indiquait : « Médaillé de la résistance, commandeur de la Légion d'honneur, le sinologue Paul Pelliot est décédé le 26 octobre 1945. Une gerbe a été déposée au monument aux morts de St-Mandé, pour ce 70ème anniversaire. "Son courage malgré les années ne se démentira jamais. En 1941, il défend l'honneur du Collège de France dont il est le doyen. Il est incarcéré pour avoir refusé l'exclusion d'un collègue juif et le drapeau français continuera de flotter jusqu'à la Libération, dans la cour du musée d'Ennery, malgré l'hostilité des collaborationnistes (La Chine, une passion française, Isabelle Nathan, 2014)"

    Ce mail m'avait touché et j'avais pris l'engagement auprès de son auteur, avec lequel j'ai eu quelques échanges par la suite, d'écrire durant l'été 2016 un article sur mon blog.

    Avec un été de retard je satisfais à ma promesse et ceci avec le plus grand plaisir car en creusant le passé de Paul Pelliot c'est l'histoire de l'une de nos rues qui s'est éclairée pour moi.

    Effectivement Paul Pelliot, né en 1878 et mort le 26 octobre 1945 était un explorateur français, sinologue, Tibétologue qui parlait 13 langues, et qui faisait et fait encore autorité dans les études asiatiques françaises. Il est bien difficile à un néophyte comme moi  de résumer sa vie et je vous mets ici le lien vers sa page wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Pelliot Il a notamment mis en lumière les Manuscrits de Dunhuang d’une valeur inestimable, tout en étant professeur au Collège de France. 

    La fin du 19ème siècle et le début du 20ème siècle aura été le temps des grands explorateurs. Pelliot est ainsi le contemporain, oublié, d’Alexandra David-Néel qui a acquis sa renommée en étant la première femme européenne à séjourner à Lhasa. Par l’objet même de leurs recherches, ils se connaissaient nécessairement.

    Mais par Saint-Mandé, rien n’est moins sûr … En effet, si Alexandra David-Néel est née en 1868 à Saint-Mandé elle a très vite couru le monde avec son père. A l'inverse si Paul Pelliot est né et mort à Paris, on apprend en cherchant un peu plus loin qu’il a été « élevé à Saint-Mandé dans l’hôtel particulier de sa grand-mère Augustine Renault ».

    Le livre « Saint-Mandé, vie et images du passé », qui est un recueil de cartes postales du temps jadis indique pour sa part « la rue Renault fut ouverte, entre 1889 et 1891, par Madame Renault sur sa propriété, et viabilisé par ses soins ». Par viabilisation on entendait l'installation des égouts, de l'eau et du gaz.

    Derrière le nom de la rue Renault, bien connue des saint-mandéennes et des saint-mandéens se cache donc un grand explorateur universitaire, Paul Pelliot, le petit fils de Mme Renault, qui aura honoré notre belle ville par son savoir et son courage.

    Quelques liens pour aller plus loin : 

    Les carnets de route de Paul Pelliot

    Le fond documentaire du collège de France

    Lien permanent 0 commentaire Catégories : Autour du Conseil Municipal, Culture, histoire et développement durable Imprimer
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