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  • Baignade publique dans le lac Daumesnil : Mes observations auprès de l'enquête publique

    Projet.jpgLe maire de Saint-Mandé a sollicité les membres du Conseil Municipal pour cosigner un courrier faisant valoir les « interrogations » et « réserves » de notre Ville au sujet du projet d’aménagement d’une baignade publique dans le lac Daumesnil. Ce courrier demandait « un rallongement du délai de l’enquête publique afin de permettre à chacun de pouvoir s’exprimer » et concluait par « un avis défavorable ». J’ai accepté de cosigner ce courrier car, au-delà de la forme, il faut parfois considérer la finalité.  

    Mais j’ai également souhaité déposer mes propres observations sur le site dédié à l’enquête publique ( vous pouvez déposer vos observations ici ). Observations que voici :

     « Conseiller municipal de la ville de Saint-Mandé, j’entends faire valoir mes observations auprès de l’enquête publique relative au projet d'aménagement d'une baignade publique dans le lac Daumesnil. 

    Ce projet est contestable sur au moins deux points :

    Ce projet est une aberration historique et patrimoniale

    En 1860, quand Saint-Mandé a vu près des deux tiers de son territoire annexés par la ville de Paris, l’une des contreparties à cette annexion était que le bois de Vincennes serait transformé, agrandit et embellit, sous la conduite d’Alphand. En cela le bois de Vincennes est emblématique de l’art des jardins du XIXème siècle, avec ses effets paysagers. Et depuis le bois a été classé à de multiples titres (Zone naturelle et forestière, zone naturelle faunistique et floristique, …). Si la ville de Paris est probablement légitime à vouloir donner du corps à son « plan Nager Paris », faut-il pour autant que cela soit au détriment du lac Daumesnil ? Par ailleurs, il ne s’agit nullement d’une « baignade publique » mais bien d’un centre aquatique. 

    On peut d'ailleurs s’interroger à l’heure où les urbanistes s’ingénient à faire entrer le bois dans la ville de l'opportunité d’aller à rebours de cette tendance et de vouloir faire entrer le béton dans le bois ?

    Ce projet est un non-sens écologique

    Le bois de Vincennes et le bois de Boulogne sont les poumons verts de la capitale. Véritables réservoirs de biodiversité. Ils doivent le demeurer. L’île aux Oiseaux  telle qu’est surnommée l’île de Bercy, et qui est ici menacée, fait partie de la zone naturelle faunistique et floristique (ZNIEFF). De multiples espèces vivent sur cette île dans une certaine quiétude. Les oiseaux migrateurs y trouvent une halte salutaire dans une région à forte densité urbaine. Des dizaines d’espèces y nidifient. Certains arbres ont reçu le label « arbres remarquables de France » et ont été reconnus en 2015 « ensemble arboré remarquable » par la Ville. Les infrastructures en dur qui sont prévues, ainsi que la grande fréquentation trois mois dans l’année ne peuvent pas faire bon ménage avec l’objectif de préservation de cette zone naturelle.

    En ma qualité de conseiller municipal de la ville de Saint-Mandé il ne m’appartient pas de contester les choix budgétaires que le Conseil de Paris adopte.

    Mais en tant que conseiller municipal d'une ville riveraine du bois il m'appartient de m'inquiéter d'un projet aux portes de ma ville qui aurait reçu un avis défavorable de l’Inspectrice des sites. Cela interpelle nécessairement. 

    A l’heure où la faune et la flore sont d’une manière globale menacées, il est de notre devoir de transmettre aux générations futures cet espace naturel tel qu’il a été pensé et tel qu'il nous a été légué.

    Luc Alonso, Conseiller municipal de la ville de Saint-Mandé »

    Lien permanent 4 commentaires Catégories : Autour du Conseil Municipal, Culture, histoire et développement durable Imprimer
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