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Culture, histoire et développement durable

  • Le coworking et Saint-Mandé

    IMG_3108.jpgFidèle à son habitude le blog "La Relève de Saint-Mandé" vient de publier un billet très intéressant, relatif au coworking : Saint-Mandé et le travail à distance

    Cet article pose très bien la problématique et souligne la situation particulière de Saint-Mandé :

    "Dans notre ville, 7 700 personnes environ, soit 68 % de la population qui travaille, occupe une profession intermédiaire, supérieure ou intellectuelle"

    A coup sûr notre ville pourrait développer un programme ambitieux en la matière. Cela contribuerait également au bien être d'une partie de nos concitoyens 

    Toujours via "la Relève" j'ai reçu un lien vers cette enquête en ligne à laquelle je vous encourage à participer :

    Mission Coworking : quels nouveaux lieux pour les territoires à l'ère du numérique

    Bonne lecture !

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  • Report du projet de baignade publique dans le lac Daumesnil

    lac daumesnil,baignade,reportVendredi matin, les titres des journaux rivalisaient de jeux de mots pour annoncer le report du projet de baignade dans le lac Daumesnil. Qu'il tombe à l’eau, qu’il fasse plouf ou encore qu'il boive la tasse, tous confirmaient qu'il était bel et bien reporté et que la mairie du 12ème se tournait désormais vers "un bassin de baignade mobile l'été sur la pelouse de Reuilly".

    Une victoire pour les associations qui se sont mobilisées, pour les riverains qui ont signé la pétition (vendredi elle totalisait plus de 14 000 signatures, dont votre serviteur), où qui ont déposé des observations lors de l'enquête publique (il y a eu des milliers d'observations que cela soit en Mairie ou sur internet).

    Combien même l'idée d'une baignade publique gratuite pouvait paraître bonne, c'est avant tout le choix du lieu pour la recevoir qui posait problème.

    Dans un contexte où la fermeture des voies sur berge mobilisait déjà fortement les critiques de l'opposition contre la politique de la Maire de Paris, il était probablement urgent pour madame Hidalgo de ne pas laisser se développer un deuxième front de mécontentement. Qui plus est sur des thématiques écologistes. 

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  • Baignade publique dans le lac Daumesnil : Mes observations auprès de l'enquête publique

    Projet.jpgLe maire de Saint-Mandé a sollicité les membres du Conseil Municipal pour cosigner un courrier faisant valoir les « interrogations » et « réserves » de notre Ville au sujet du projet d’aménagement d’une baignade publique dans le lac Daumesnil. Ce courrier demandait « un rallongement du délai de l’enquête publique afin de permettre à chacun de pouvoir s’exprimer » et concluait par « un avis défavorable ». J’ai accepté de cosigner ce courrier car, au-delà de la forme, il faut parfois considérer la finalité.  

    Mais j’ai également souhaité déposer mes propres observations sur le site dédié à l’enquête publique ( vous pouvez déposer vos observations ici ). Observations que voici :

     « Conseiller municipal de la ville de Saint-Mandé, j’entends faire valoir mes observations auprès de l’enquête publique relative au projet d'aménagement d'une baignade publique dans le lac Daumesnil. 

    Ce projet est contestable sur au moins deux points :

    Ce projet est une aberration historique et patrimoniale

    En 1860, quand Saint-Mandé a vu près des deux tiers de son territoire annexés par la ville de Paris, l’une des contreparties à cette annexion était que le bois de Vincennes serait transformé, agrandit et embellit, sous la conduite d’Alphand. En cela le bois de Vincennes est emblématique de l’art des jardins du XIXème siècle, avec ses effets paysagers. Et depuis le bois a été classé à de multiples titres (Zone naturelle et forestière, zone naturelle faunistique et floristique, …). Si la ville de Paris est probablement légitime à vouloir donner du corps à son « plan Nager Paris », faut-il pour autant que cela soit au détriment du lac Daumesnil ? Par ailleurs, il ne s’agit nullement d’une « baignade publique » mais bien d’un centre aquatique. 

    On peut d'ailleurs s’interroger à l’heure où les urbanistes s’ingénient à faire entrer le bois dans la ville de l'opportunité d’aller à rebours de cette tendance et de vouloir faire entrer le béton dans le bois ?

    Ce projet est un non-sens écologique

    Le bois de Vincennes et le bois de Boulogne sont les poumons verts de la capitale. Véritables réservoirs de biodiversité. Ils doivent le demeurer. L’île aux Oiseaux  telle qu’est surnommée l’île de Bercy, et qui est ici menacée, fait partie de la zone naturelle faunistique et floristique (ZNIEFF). De multiples espèces vivent sur cette île dans une certaine quiétude. Les oiseaux migrateurs y trouvent une halte salutaire dans une région à forte densité urbaine. Des dizaines d’espèces y nidifient. Certains arbres ont reçu le label « arbres remarquables de France » et ont été reconnus en 2015 « ensemble arboré remarquable » par la Ville. Les infrastructures en dur qui sont prévues, ainsi que la grande fréquentation trois mois dans l’année ne peuvent pas faire bon ménage avec l’objectif de préservation de cette zone naturelle.

    En ma qualité de conseiller municipal de la ville de Saint-Mandé il ne m’appartient pas de contester les choix budgétaires que le Conseil de Paris adopte.

    Mais en tant que conseiller municipal d'une ville riveraine du bois il m'appartient de m'inquiéter d'un projet aux portes de ma ville qui aurait reçu un avis défavorable de l’Inspectrice des sites. Cela interpelle nécessairement. 

    A l’heure où la faune et la flore sont d’une manière globale menacées, il est de notre devoir de transmettre aux générations futures cet espace naturel tel qu’il a été pensé et tel qu'il nous a été légué.

    Luc Alonso, Conseiller municipal de la ville de Saint-Mandé »

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  • Un voyage de la mémoire à Auschwitz - Birkenau

    J’ai participé dimanche dernier à un voyage de la mémoire au cœur de la Shoah, en Pologne, à Auschwitz-Birkenau.

    Organisé par l’association S.C.O.R.E, et parrainé par les villes de Fontenay-sous-Bois et Saint-Mandé, il réunissait des responsables communautaires, des citoyens des deux villes, des élèves de 3ème du collège Offenbach, ainsi que des élus de tous bords, dont le Maire de Fontenay et le Député de notre circonscription.

    Nous étions trois conseillers municipaux pour représenter la municipalité de Saint-Mandé.

    Ce voyage était d’autant plus émouvant que nous étions accompagnés par un rescapé et témoin direct, le Dr Elie Buzyn qui a pris le temps de parler et de répondre aux questions des quatre groupes que nous avions constitué.

    Comme beaucoup j’ai lu des livres et vu des films, mais ce dimanche nous avons été confronté à la terrible réalité des camps de la mort. Ces camps gigantesques, à la croisée des rails de chemin de fer, bardés de fils de fer barbelés et de miradors, aux gigantesques chambres à gaz (que les nazis ont tenté de détruire avant l’arrivée de l’armée russe pour masquer leurs crimes). Ces camps étaient des entreprises de mort, à échelle industrielle, destinés à mettre en oeuvre la solution finale. 

    Je projettais depuis longtemps ce voyage ... Mais je dois reconnaître que ce que j'ai vu dimanche dernier dépassait tout ce que je pouvais imaginer en terme de monstruosité et de perversité. Et je souligne la qualité des explications de notre guide qui dans un français parfait nous a apporté toutes les explications, dures à entendre.

    Au mémorial qui a été érigé au fond du camp de Birkenau des plaques rappellent dans plusieurs langues :

    « Que ce lieu où les nazis ont assassiné un million et demi d’hommes, de femmes et d’enfants, en majorité des juifs de divers pays d’Europe, soit à jamais pour l’humanité un cri de désespoir et un avertissement ».

    Ces lieux aussi où les enfants et l’institutrice de l’orphelinat de la rue Grandville à Saint-Mandé ont laissé la vie en août 1944.

    Comment à l'issue de ce voyage ne pas ressentir un grand désespoir ?

    Comment ne pas saluer aussi le travail de mémoire qui a permis d'identifier de nombreuses victimes, de lister les convois en partance de Drancy, ...

    Le devoir de mémoire est essentiel et il doit s'allier à une vigilance et résistance au quotidien contre les nouvelles formes d'antisémitisme.

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  • 2018, entre optimisme et vigilance

    BE014880-0BC2-49B6-AE80-4F9A7D4BB720.jpegA l'heure où je vous présente mes meilleurs voeux pour l'année 2018, les enjeux de cette nouvelle année se dessinent, et je veux partager avec vous mes raisons d'être optimiste, mais aussi pourquoi notre vigilance citoyenne ne devra pas faiblir.

    Je ne peux m’empêcher tout d'abord de relever la symbolique des dates. En 1968, le département de la Seine était supprimé et les départements de Paris, des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne créés. En 2018, 50 ans plus tard, nous assistons à un mouvement inverse, qui semble inéluctable et puissant de "Métropolisation".

    Si la politique de décentralisation a bien sûr démontré des aspects très positifs au niveau de l'appropriation territoriale, comment ignorer cependant le creusement des inégalités entre nos territoires ; comment ignorer le dynamisme économique des grandes Métropoles européennes et mondiales ; comment ignorer ce mille-feuilles territorial où les responsabilités sont éparpillées, parfois cadenassées par les partis politiques.

    L'esprit de responsabilité et de progrès doit désormais animer les élus, nationaux et locaux, qui ont le devoir de s'impliquer dans ces grandes évolutions. A nous de vivifier et de défendre, s'il le faut, l'échelon communal et de nous assurer, si les départements venaient à être supprimés, de la pérennité des services départementaux à Saint-Mandé (crèches de la rue de Bérulle, collèges publics Offenbach et Decroly, routes départementales, ...). Car il n'est naturellement pas question que la disparition d'un échelon entraîne dans son sillage des régressions de services.

    A Saint-Mandé, ce sera un point de vigilance essentiel.

    Comme les années passées, notre groupe sera par ailleurs vigilant quant aux décisions et orientations de la ville. Nous essayerons tant bien que mal de les influencer ou de les pondérer si nous ne les partageons pas. Nous les soutiendrons si elles en valent la peine.

    Mais bien au delà de cet engagement dans la vie démocratique locale, il y a les maux inquiétants qui rongent la Société toute entière et qui surpassent ces contingences locales.

    J'ai comme vous été terriblement choqués par ces policiers sauvagement agressés à Champigny-sur-Marne,  ces actes antisémites à Créteil et à Saint-Maur durant les commémorations ... Notre société semble rongée par des maux bien terribles. Ces évènements ont tous eu lieu a quelques kilomètres de chez nous ... Ils m'interpellent par leur violence et j'espère que le Président de la République et le Gouvernement vont trouver des solutions et surtout consacrer des moyens, notamment au niveau de la Police Nationale. 

    En abordant cette année 2018, telles sont mes réflexions.

    Avec un leitmotiv : optimisme et vigilance !

    Je vous souhaite une belle et bonne année 2018, sous le signe de notre devise républicaine.

    Luc Alonso - 7 janvier 2018

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  • Un saint-mandéen en haut de l'affiche ! Louis Arlette en concert le 22 Novembre

    07848F0D-B22D-4E76-BA0A-FF202D32F69B.jpegCe qui frappe au premier abord c'est sa totale maîtrise ! Son assurance !

    Louis Arlette a un look punk rock industriel. Couvert de tatouage, coupe presque iroquois, il chante ... en français. 

    Louis Arlette s'inscrit dans la droite lignée de la French touch (Air, Daft Punk, ...). Il a d'ailleurs enregistré et mixé Air sur "Le voyage dans la lune".

    Mais il a aussi le goût, que dis je, l'obsession du beau son. Il s'est accompagné de musiciens hors pairs dont Daniel Jamet le guitariste de la Mano Negra (Sidi 'H' Bibi c'est lui !). 

    Si vous souhaitez lire une belle biographie c'est ici : Les chroniques de Mandor

    L'album "Sourire carnivore" de Louis Arlette sortira le 19 janvier 2018 et il sera en concert le 22 novembre au Hasard Ludique - 128 Avenue de Saint Ouen -Paris 18ème

    Vous verrez son affiche chez quelques commerçants de Saint-Mandé dont la librairie Mots et Motions (ma photo).


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  • L'appel des voix d'airain : chronique de la Libération de Saint-Mandé

    libération,saint-mandé,jean bertaud,coste,août 1944Cet article est un hommage aux patriotes qui voilà plus de 70 ans ont libéré Saint-Mandé.

    L'appel des voix d'airain c'est ce moment particulier à la Libération où toutes les cloches de Paris ont résonné dans un même élan.

    Chaque cloche a sa voix caractéristique et reconnaissable à une oreille exercée ...

    Les faits et citations ici repris sont issus du fascicule "Saint-Mandé dans la Libération, l'ombre et la lumière", publié par le comité local de la Libération.

    Récit de ces jours cruciaux de la fin août 1944 à Saint-Mandé. 

     

    Lire la suite

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  • Paul Pelliot, le prestigieux explorateur de la rue Renault

    IMG_0954.JPGCet article m’a été inspiré par un courriel reçu le 30 octobre 2015 d’un énigmatique « Comité mission Pelliot » qui s’intitulait sobrement « Saint-Mandéen oublié ».

    Le mail indiquait : « Médaillé de la résistance, commandeur de la Légion d'honneur, le sinologue Paul Pelliot est décédé le 26 octobre 1945. Une gerbe a été déposée au monument aux morts de St-Mandé, pour ce 70ème anniversaire. "Son courage malgré les années ne se démentira jamais. En 1941, il défend l'honneur du Collège de France dont il est le doyen. Il est incarcéré pour avoir refusé l'exclusion d'un collègue juif et le drapeau français continuera de flotter jusqu'à la Libération, dans la cour du musée d'Ennery, malgré l'hostilité des collaborationnistes (La Chine, une passion française, Isabelle Nathan, 2014)"

    Ce mail m'avait touché et j'avais pris l'engagement auprès de son auteur, avec lequel j'ai eu quelques échanges par la suite, d'écrire durant l'été 2016 un article sur mon blog.

    Avec un été de retard je satisfais à ma promesse et ceci avec le plus grand plaisir car en creusant le passé de Paul Pelliot c'est l'histoire de l'une de nos rues qui s'est éclairée pour moi.

    Effectivement Paul Pelliot, né en 1878 et mort le 26 octobre 1945 était un explorateur français, sinologue, Tibétologue qui parlait 13 langues, et qui faisait et fait encore autorité dans les études asiatiques françaises. Il est bien difficile à un néophyte comme moi  de résumer sa vie et je vous mets ici le lien vers sa page wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Pelliot Il a notamment mis en lumière les Manuscrits de Dunhuang d’une valeur inestimable, tout en étant professeur au Collège de France. 

    La fin du 19ème siècle et le début du 20ème siècle aura été le temps des grands explorateurs. Pelliot est ainsi le contemporain, oublié, d’Alexandra David-Néel qui a acquis sa renommée en étant la première femme européenne à séjourner à Lhasa. Par l’objet même de leurs recherches, ils se connaissaient nécessairement.

    Mais par Saint-Mandé, rien n’est moins sûr … En effet, si Alexandra David-Néel est née en 1868 à Saint-Mandé elle a très vite couru le monde avec son père. A l'inverse si Paul Pelliot est né et mort à Paris, on apprend en cherchant un peu plus loin qu’il a été « élevé à Saint-Mandé dans l’hôtel particulier de sa grand-mère Augustine Renault ».

    Le livre « Saint-Mandé, vie et images du passé », qui est un recueil de cartes postales du temps jadis indique pour sa part « la rue Renault fut ouverte, entre 1889 et 1891, par Madame Renault sur sa propriété, et viabilisé par ses soins ». Par viabilisation on entendait l'installation des égouts, de l'eau et du gaz.

    Derrière le nom de la rue Renault, bien connue des saint-mandéennes et des saint-mandéens se cache donc un grand explorateur universitaire, Paul Pelliot, le petit fils de Mme Renault, qui aura honoré notre belle ville par son savoir et son courage.

    Quelques liens pour aller plus loin : 

    Les carnets de route de Paul Pelliot

    Le fond documentaire du collège de France

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  • Le lac de Saint-Mandé : lac naturel ou artificiel ?

    le lac de saint-mandé - albert lichtenC'est sous le règne de Philippe la Hardi, en 1276, qu'un fossé fut creusé pour amener l'eau des fontaines de la côte de Fontenay au vivier du bois de Vincennes, à travers la léproserie de Fontenay-sur-Bois. Un vivier est alors le plus sûr moyen d'avoir du poisson frais à sa table. 

    Le "ru de la Pissotte" (du nom d'un hameau), autrement appelé "ru de Montreuil", qui coule des coteaux de Montreuil, en passant par les douves du château de Vincennes abonde alors l'étang, niché dans une dépression, que l'on a bordé d'une digue ... d'une chaussée, pour éviter les inondations. 

    La chaussée de l'étang est née !

    En 1377, Charles V fait détourner une grande partie de ces eaux vers les abreuvoirs du Château de Beauté. Le vivier devient un bourbier pestilentiel. Au point qu'en 1711, les eaux corrompues provoquent une épîdémie pendant l'été. L'ordre d'assèchement est donné et le lac est comblé.

    On peut alors lire dans les chroniques : "Le lac de Saint-Mandé occupe la place d'un ancien vivier, autrefois devenu bourbier ... son alimentation est faite provisoirement par un courant d'eau fétide donnant toujours et par un courant d'eau pur admis seulement par intervalles ; lorsque l'eau salle domine sans partage, on s'en aperçoit aisément, car la surface du lac verdit et produit des exhalaisons peu agréables" (Source)

    Mais l'histoire ne s'arrête pas là ...

    En 1860, Saint-Mandé obtient, en contre partie de l'annexion des 2/3 de son territoire, une gare sur la ligne de chemin de fer de Vincennes et l'embellissement du bois de Vincennes. Le Lac de Saint Mandé est alors désinfecté au sulfate de fer et à la chaux et remis en eau. Mais les eaux croupissent de nouveau. En 1866, Alphand prend donc la décision de le relier au réseau hydraulique général du bois de Vincennes, lui même alimenté par les eaux de la Marne, pompées 35 m en contrebas par la station de pompage de Saint-Maur-des-Fossés.

    Finalement, en 1974, "suite à l'ouverture de l'autoroute A4 qui condamna la station sur la Marne, l'eau du système hydraulique du bois est pompée dans la Seine par l'usine du pont d'Austerlitz".  

    Le lac de Saint-Mandé est donc bien un lac artificiel, au passé prestigieux ... 

    Depuis le début du siècle, il est aussi et surtout un lieu de promenade extrêmement prisé ... on peut s'y promener, et même y pêcher. 

    Mais attention aux espèces protégées qui le peuplent !

    Sources hsitoriques :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Lac_de_Saint-Mand%C3%A9

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Bois_de_Vincennes

    http://www.cosmovisions.com/monuSaintMande.htm

    http://www.peinture-et-langage.fr/voir_c_est_avoir_vu.html (pour en savoir plus sur le peintre Albert Lichten qui a fait ce superbe tableau du lac de Saint-Mandé)

    Cet article a été publié initialement le 31 juillet 2012 sur ce blog

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  • Lâcher prise ! (tribune politique du mois de juillet du Groupe Saint-Mandé demain)

    IMG_0862.PNGCette année aura été riche en événements pour notre commune à l’image du Jardin Extraordinaire d’Esprit Granville mais aussi pour notre pays avec une campagne électorale qui aura duré 10 mois. Nouveau Président, nouvelle Assemblée : Que de chamboulements, que de rebondissements ! Nous avons pensé qu’il convenait de lâcher prise pendant un temps et avons décidé de vous présenter nos coups de cœur qui, nous l’espérons, vous accompagneront au cours de l’été, que vous partiez en vacances ou que vous restiez travailler.

    Lucile : En librairie - Toute ressemblance avec des personnages existants … Mention inutile à ajouter dans le cas de la Trilogie de l’emprise de Marc Dugain: un univers réaliste mêlant politique, médias et envers du décor des démocraties modernes. Happés par ce récit polyphonique, au regard clairvoyant sur un monde opaque et fuyant, grâce à une écriture alerte et une vision psychologique fouillée des personnages, on tombe sous le charme de ce thriller politique.

    En salle - Salué à Berlin et nommé aux Oscars, I’m not your negro, distribué en France par un Saint-Mandéen, raconte la lutte des Afro-Américains à travers les mots de l'écrivain James Baldwin. Le documentaire de Raoul Peck dresse le portrait de Malcolm X, Martin Luther King et Medgar Evers et raconte un siècle de violences et de luttes dans une société américaine sclérosée, tout en dénonçant "la fabrication du nègre" par l'industrie du cinéma américain.

    Luc : Avec « Objectif soleil l’aventure solar impulse » vous pourrez revivre bien installés au fond de votre transat le premier tour du monde en avion solaire. Du Maroc aux Etats- Unis, du Bourget à la traversée du Pacifique. Ecrit à quatre mains, et dans la lignée des exploits aériens du début du 20e siècle, Bertrand Piccard et André Borschberg racontent comment ils sont passés du rêve à la réalité. Il y est question d’amitié, de concurrence, de doute, de chance et de ténacité. On y voit surtout comment un projet collectif peut prendre forme et s’épanouir dans le respect des personnalités. A méditer ! Le livre refermé, on se dit que les rêves des uns préparent parfois au quotidien des autres.

    Gaël : Quel pétrin ! de Céline Barré, c’est le livre à glisser dans votre sac de plage cet été. Un petit village aux habitants truculents, une satire sociale et une grande cuillérée d’humour, la recette idéale pour décrocher ! Le suspens nous fait tourner les pages et on en vient presque à regretter de le finir, mais pas de panique il y a une suite ! Peut-être que cela parle aussi de politique … on ne se refait pas ! Côté série, c’est Au service de la France, parodie d’espionnage de Jean-François Halin, que l’on prendra plaisir à (re)voir. Plongé dans les années 1960, un petit groupe des services secrets français nous fait découvrir les méandres de l’administration et des relations diplomatiques en pleine période de Guerre Froide. Cette ironie historique saura, on l’espère, faire sourire plus d’un Saint-Mandéen !

     

    Lucile Robinet – lucilerobinet@gmail.com

    Luc Alonso – alonso.adam.luc@gmail.com

    Gaël Turban – gael-turban@hotmail.fr

     

    PS : La photo qui illustre cet article correspond au traditionnel lâcher de ballon lors de la kermesse de fin d'année à l'école Paul Bert. Et malheureusement, pour la seconde fois notre tribune a été dénaturée dans le journal municipal par un ajout de phrase ...

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